Le Prophète Muhammed (sws), un modèle et un dirigeant

Le Prophète Muhammed (sws), un modèle et un dirigeant

 La personnalité du Prophète (sws) englobe tous les aspects de la vie. Il était un mari, un père, un grand-père. Il était berger, honnête commerçant pour le compte d'autrui. Il appelait aussi à Dieu et était un guide illuminé. Il était l'éducateur, l'enseignant, l'adorateur, celui qui se détourne des biens de ce monde, le patient, le miséricordieux. Il était le juge, le conseiller, celui qui donne des avis juridiques, le réformateur, le brave combattant, le chef des armées, le chef d'état et le fondateur de cet état. Il était le conseiller fidèle, l'expert des situations des gens, un homme pragmatique et visionnaire, un planificateur, un émir sage, un législateur avec l'ordre de Dieu, un guide vers la voie droite.Les savants de l’Islam ont énumérés les qualités du Prophète (sws), actes ou paroles, et les ont regroupées en douze catégories : la législation, la Fatwa (avis juridique), la justice, le commandement, la guidance, la paix, l'assistance du conseiller, le conseil, parfaire l'éducation, l'enseignement des grandes vérités, le précepte, le détachement.Allah, Glorifié soit son Nom, a fait de l'Islam révélé au Prophète (sws) une structure complète englobant toutes les facettes de la vie

. C'est pourquoi il a fait de la vie de Son messager (sws) un exemple concret de l'application de l'Islam dans tous les côtés de la vie, ceci afin d’apporter une preuve aux gens. Il s'agit d'une preuve double : une preuve théorique et une preuve par la pratique. Dieu dit : « Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah! » Al maïda 15, « Ô gens! Certes, une preuve évidente vous est venue de la part de votre Seigneur. Et Nous avons fait descendre vers vous une lumière éclatante. » AnNissa 174. Parce que parmi les humains, il y a le père, le grand-père, le politicien, l'économiste, l'homme de la consultation, le combattant, l'homme de paix, l'éprouvé, celui qui est indemne, le gouvernant, le gouverné, le travailleur, le commerçant, le juge, l'inculpé et c'est pourquoi, quelle que soit la situation de l’être humain, il peut trouver en la personne du Prophète (sws), un exemple.Le Prophète (sws) est un exemple incomparable dans ses bonnes manières. Allah (swt) dit à son propos : « et tu es, certes, d'un comportement sublime » Al Qalam 4. Dans son chemin pour la conquête de la Mecque, le Prophète (sws) croisa Abu Soufyan fils d’Al Harith et Abdullah Ibn Abi Oumayya, l'un fils de son oncle et l'autre fils de sa tante paternelle. Ils étaient parmi les gens qui lui ont fait beaucoup de mal à la Mecque. Il se détourna d'eux. Ali, fils de Abou Talib, a suggéré à son cousin : « barre lui le chemin et dis lui ce qu'ont dit les frères de Youssouf à Youssouf : Par Allah! Vraiment Allah t'a préféré à nous et nous avons été fautifs. ». Parce que le Prophète (sws) n'aimerait pas que quelqu'un ait une meilleure réponse que lui. Ce que fit Abu Soufyan. Le Prophète (sws) lui répondit ce qu'a dit Youssouf à ses frères « Aujourd'hui Allah vous pardonnera et Il est le plus Miséricordieux. » Ainsi, la modestie, le pardon alors qu'on a la possibilité de châtier, la patience, la gratitude, les bonnes relations, la générosité, le manque d’empressement, la douceur dans la parole, le travail, la facilité d'abord, une douceur sans faiblesse, le courage de dire la vérité sans faiblesse, la miséricorde, sont des qualités reconnues au Prophète (sws). Il était le responsable d'une famille : un mari, un père. Il s'est marié avec 13 épouses, 2 sont décédées avant lui et 9 après lui et le mariage avec deux d'entre elles n'a jamais été consommé : Asma fille de Abou Al Kanadya chez qui il avait trouvé une décoloration de la peau, et Omra fille de Zayd Al Kilabiya car elle venait de se convertir à l'Islam et demanda protection à Dieu contre le Prophète (sws) et il ne l'a donc pas touché.Khadija (ra) a eu des garçons et des filles avec le Prophète (sws). Avec Maria la Copte Il a eu Ibrahim. Le Prophète (sws) a perdu tous ses fils ; ses filles se sont mariées et elles sont mortes avant lui et elles n'ont pas eu d'enfant, sauf une seule et qui est morte après lui en laissant une descendance.Tout ceci augmenta les responsabilités et les charges du Prophète (sws). Le fait d'avoir plusieurs épouses, assumer leur responsabilité, accomplir ses devoirs envers elles, bien gérer leurs affaires, sans oublier le devoir du djihad, de l'enseignement et la bonne gestion des affaires des Musulmans.Il disait à ce propos: « le meilleur d'entre vous, est le meilleur pour les siens ». Il était ainsi le meilleur père pour ses enfants, le meilleur grand-père pour ses petits enfants, tout en étant le meilleur professeur. Il disait à ce propos, en délimitant sa responsabilité : « je n'ai été envoyé que comme enseignant ».Une génération entière a pu recevoir ses enseignements et a excellé dans son apprentissage à tel point qu'aucune autre génération n'a pu l'égaler. Le Messager de Dieu (BsDl) en tant que dirigeant.Le commandement est l'art de diriger les gens vers l'objectif. Il y a des conditions que le commandant doit remplir : le savoir, les dons, le pouvoir d'unir les hommes autour de soi, la faculté d'être le bon exemple en paroles et en actes, la douceur dépourvue de brutalité dans les paroles et en actes, la bravoure, la générosité, le fait d'être visionnaire, la sagesse, l'équilibre, la bonne conduite dans les différentes situations, la diplomatie et l'art de négocier, la force de répondre aux questions équivoques, la connaissance de la réalité dans laquelle il vit, la résistance face aux responsabilités supportées, le pouvoir de créativité et l'amour du travail bien fait, le sérieux, le pouvoir de conquérir les cœurs, le pouvoir de connaître et d'assimiler la psychologie des gens, la résolution des problèmes avec raison, l'art d'écouter la douceur sans faiblesse, l'attention portée aux absents et à leurs problèmes, utiliser le moins possible ses pouvoirs d'ordonner et de déconseiller.Toutes ces qualités étaient regroupées chez le Prophète (sws), et d'autres encore...Ces qualités, menées à leur sommet, ont pu réaliser l'impossible dans le changement des gens. En voici deux exemples :Au moment de la fuite vers Médine, la tête du Prophète (sws) était mise à prix. Il quittait la Mecque à contre cœur. C'est Souraqa qui a pu retrouver sa trace, voulant toucher la récompense de 100 chameaux. Quand les pattes de son cheval se sont enfoncé dans le sol, le faisant tomber, il fut pris d'une subite frayeur et comprit qu'il ne pourrait pas atteindre le Prophète (sws). Souraqa s'écria alors : « Ô Mohamed ! Je te demande grâce ! En échange je t'informerai des nouvelles qui pourront te servir. Je détournerai de toi ceux qui me suivent, mais prie ton Allah de délivrer ma monture » Le Prophète (sws)  lui promit les colliers de Kisra (roi Perse, la plus grande puissance de l'époque)...Souraqa fut étonné de cette promesse et s'en est interrogé mais au vu de ce qu'il a vécu, il ne pouvait qu'avoir confiance. Le temps passa et il a fallu attendre l'avènement du califat de Omar pour que la grande Perse soit soumise à l'Islam et son butin remis au calife Omar (ra) qui demanda Souraqa. Omar lui remit les colliers de Kisra en lui disant : « voici la promesse du Prophète (sws) ! » Lors de la bataille des coalisés il y a eu de durs moments où les Musulmans ont été secoués violemment à cause de la peur et de la trahison des Juifs de la tribu de Banou Qorayda (du pacte de défense commune). Pendant que les Musulmans creusaient le fossé autour de la ville, ils sont tombés sur une roche difficile à casser. En tapant sur cette roche, il se produisit une lumière : cette lumière éclaira le Prophète (BsDl) qui dit : « j'ai vu le royaume de Kisra entre les mains des Musulmans ». Une seconde lumière s'alluma (lors du contact entre la pioche et la roche) et les compagnons demandèrent au Prophète (BsDl) : « et qu'as tu vu cette fois ? » Il répondit : « le royaume des Romains, entre les mains des Musulmans » Une troisième fois la lumière se fit et le Prophète (BsDl) de dire : « j'ai vu le royaume des Ethiopiens aux mains des Musulmans ». Pour situer le contexte, il faut préciser que l'armée musulmane était de 300 personnes et celle des coalisés, de 10 000 combattants ! En ce qui concerne le génie du Prophète (BsDl) de résoudre les problèmes, il suffit de mentionner le cas d'Obay Ibn Saloul lors de la bataille d’Al Mustaliq  Que la paix et la prière soit sur notre bien aimé prophète.